Chéneaux et descentes
Chéneaux demi-ronds ou carrés, suspendus sur crochets ou encastrés en corniche, naissances, coudes, dauphins et crapaudines.

Prestation · Ferblanterie
Chéneaux suspendus et encastrés, descentes, solins, noues et habillages. Façonnage et pose en cuivre, zinc-titane, aluminium laqué ou acier prélaqué.
En Suisse romande, on ne parle pas de zinguerie. Le métier qui met en forme et pose les éléments métalliques d’une toiture s’appelle la ferblanterie, et l’artisan qui l’exerce est le ferblantier. Ce n’est pas une question de vocabulaire : c’est un métier distinct, avec sa formation, ses outils de façonnage et ses règles de l’art. Un couvreur pose des tuiles, un ferblantier plie, soude et ajuste le métal qui conduit l’eau. Les deux compétences se rejoignent exactement là où se produisent la plupart des infiltrations.
Le chéneau est la pièce maîtresse. C’est ce que l’on appelle ailleurs une gouttière, mais le terme suisse recouvre aussi les versions encastrées dans la corniche, très présentes sur les bâtiments anciens de Cologny et de la Ville de Genève. Un chéneau collecte l’eau de tout un versant et la conduit jusqu’aux descentes. Sur une villa de deux cents mètres carrés au sol, un orage d’été lui fait transiter plusieurs milliers de litres en moins d’une heure. Le moindre défaut de pente, de section ou d’étanchéité se traduit immédiatement par de l’eau là où elle ne devrait pas être.
Nous façonnons et posons l’ensemble des ouvrages de ferblanterie : chéneaux suspendus et encastrés, naissances, descentes, coudes et dauphins, solins et bandes de rive, noues, habillages de lucarnes et de souches, couvertines d’acrotère, abergements de fenêtres de toit. Nous travaillons le cuivre, le zinc-titane, l’aluminium laqué et l’acier prélaqué, en fonction de l’aspect recherché, de la compatibilité avec les matériaux existants et du budget.
Trois causes possibles, souvent combinées. La section peut être sous-dimensionnée par rapport à la surface collectée, situation fréquente lorsqu’une extension a été ajoutée sans revoir l’évacuation. La pente peut être insuffisante ou inversion par affaissement des crochets. Enfin, la naissance ou la descente peut être partiellement obstruée par des feuilles, de la mousse ou un nid. Nous mesurons avant de proposer, plutôt que de remplacer systématiquement.
Le métal se dilate. Un chéneau en zinc de dix mètres s’allonge de plusieurs millimètres entre une nuit d’hiver et un après-midi d’été. Sans dilatateur, cette contrainte se concentre sur les soudures qui finissent par se fissurer. C’est la panne la plus fréquente sur les ouvrages posés sans respecter les longueurs maximales. Nous intégrons systématiquement les dilatations nécessaires.
Associer du cuivre en amont et du zinc en aval détruit le zinc en quelques années. Ce couple galvanique est l’erreur classique des réparations faites au coup par coup avec le matériau disponible. Nous vérifions toujours la cohérence de la chaîne des métaux sur l’ensemble du bâtiment avant d’intervenir sur une partie.
Sur les bâtiments anciens, le chéneau est logé dans la maçonnerie. La fuite ne se voit pas de l’extérieur : elle apparaît sous forme de salêtre, d’enduit qui cloque ou de moisissure dans la pièce du dessous. La réfection demande une doublure complète, souvent en cuivre, avec un traitement soigné des aboutés et des trop-pleins de sécurité. C’est un travail de ferblantier expérimenté, pas une réparation à la résine.
Nos ouvrages
Chéneaux demi-ronds ou carrés, suspendus sur crochets ou encastrés en corniche, naissances, coudes, dauphins et crapaudines.
Raccords entre couverture et maçonnerie, souches de cheminée, murs pignons, tableaux de lucarnes.
Noues encaissées ou ouvertes, traitement des jonctions de versants et des changements de pente.
Habillage de lucarnes, de bandeaux et de débords, couvertines d’acrotère sur toitures plates.
DiagnosticUn chéneau se répare tant que le métal conserve son épaisseur et que la géométrie reste correcte. Une soudure fissurée, une naissance descellée ou quelques crochets affaissés se traitent ponctuellement, pour une fraction du prix d’un remplacement. Nous privilégions toujours cette voie quand elle a du sens.
En revanche, un chéneau piqué sur toute sa longueur, réparé à la résine à plusieurs endroits ou posé avec une pente inverse ne se rattrape pas. Continuer à le rafistoler coûte plus cher sur cinq ans que de le refaire une bonne fois. Nous vous montrons les photos et vous décidez.
AutomneCologny, Vandœuvres et Choulex comptent parmi les secteurs les plus arborés du canton. Chênes, tilleuls, érables et marronniers remplissent les chéneaux en quelques semaines. Une fois détrempées, les feuilles forment un bouchon compact au niveau de la naissance, et l’eau passe par-dessus le bord intérieur, directement contre la façade ou dans la corniche.
Un nettoyage annuel après la chute des feuilles règle la question. Nous en profitons pour contrôler les crochets, les soudures et les crapaudines, et pour signaler toute tuile de rive déplacée. C’est l’intervention la moins coûteuse et la plus rentable de tout le métier.
Lire le guide des chéneauxLe cuivre reste la référence de longévité. Il se patine en brun puis en vert, s’accorde parfaitement aux bâtiments anciens et dépasse couramment le siècle. Son coût matière est le plus élevé, et il impose de revoir toute la chaîne d’écoulement pour éviter les incompatibilités. Le zinc-titane offre un excellent compromis : durable, discret dans sa teinte grise naturelle, disponible en versions prépatinées, il convient à la grande majorité des maisons individuelles de la région.
L’aluminium laqué permet des teintes assorties aux menuiseries et ne craint ni la corrosion ni les projections. Il est plus léger, plus rapide à poser, mais se raye et se marque plus facilement. L’acier prélaqué est le choix économique, tout à fait valable sur des annexes ou des bâtiments secondaires, à condition de soigner les coupes qui sont les points de départ de la rouille.
Nous vous présentons les options avec leur coût et leur horizon d’entretien, sans pousser systématiquement vers le haut de gamme. Sur une dépendance en fond de parcelle, l’acier prélaqué est un choix raisonnable ; sur la façade principale d’une maison de maître, il ne l’est pas.
Questions fréquentes
En Suisse romande, chéneau est le terme employé pour désigner l’ouvrage qui collecte l’eau en bas de versant, qu’il soit suspendu à des crochets ou encastré dans la corniche. Le mot gouttière s’entend surtout en France. Techniquement, le chéneau encastré est plus complexe à refaire, car il est intégré à la maçonnerie.
Une fois par an en fin d’automne pour une maison entourée d’arbres, ce qui est le cas de la plupart des parcelles de Cologny. Deux fois par an si des résineux ou de grands feuillus surplombent directement la toiture. Tous les deux ans seulement pour un bâtiment dégagé.
Elles réduisent le volume de déchets mais ne suppriment pas l’entretien. Les grilles fines se colmatent en surface, et les débris fins passent quand même. Elles ont du sens sur des chéneaux difficiles d’accès, à condition d’accepter un contrôle périodique malgré tout.
Oui dans la plupart des cas pour un chéneau suspendu : on dépose la première rangée de tuiles, on remplace les crochets et l’ouvrage, puis on repose. Pour un chéneau encastré, l’intervention touche davantage à la sous-toiture et à la corniche, et demande un échafaudage.
Cela dépend de ce qui se trouve en amont. Le cuivre ne doit jamais être placé en amont d’un ouvrage en zinc ou en acier galvanisé, car le ruissellement détruit le métal moins noble. Nous vérifions toute la chaîne avant de proposer un matériau.
Zone d’intervention
Nous vérifions la section, la pente et l’état du métal, puis nous vous disons franchement s’il faut réparer ou remplacer.